THE UNCANNY VALLEY (2023)

© Maria Baranova

Plancher penché, sonore (avec microphones), lattes irrégulières et amovibles.

Il s’agit de mémoire de corps ; une tentative de déconstruction. Tracer de nouvelles perspectives. Générer du mouvement par la relation avec le son. Se faire bruyant. Recréer des espaces de danse associés à des explorations de mouvement. Créer du relief. Accentuer les défauts. Jouer sur le pré-mouvement et les mouvements parasites. Obtenir une danse « parallèle ».

The Uncanny Valley s’inscrit dans un parcours en itinérance, et est en résonnance avec le paysage.

Dans The Uncanny Valley, l’interprète incarne un corps formé par la danse qui devra retrouver, dans la mesure du possible, la danse de ses débuts, avec toutes les qualités d’une proprioception relative, de nonchalance, de gaucherie, de rigidité et de faiblesse. Afin de pouvoir augmenter la possibilité d’y répondre, Anthony Roques, avec l’aide de Chloé Bellemere et de l’équipe d’artisans du Watermill Center, a conçu une plateforme penchée de 8m2, sur laquelle est apposé un parquet irrégulier et amovible. La découpe des lattes a été pensée en fonction du mouvement et avec la possibilité de remodeler l’espace en enlevant ou empilant une latte ça et là ; soulever un morceau du plancher, donner du relief en la plaçant sur la tranche. Déconstruire l’espace à mesure que le corps perd en maitrise. Autre contrainte appliquée ; des micros extrêmement sensibles viennent capter en temps réel les sons du plancher pour accentuer le bruit que fait le performeur. Anthony travaille à sampler le son de la trace et des souvenirs.

Directeur du Summer Program – Charles Chemin

Directrice de la programmation – Nicole Martorana

Directrice associée du programme d’artistes – Sasha Okshteyn

Consultante à la scénographie – Chloé Bellemere

Chorégraphe et conception scénographique – Anthony Roques

Soutenu par le Watermill Center/Robert Wilson

© Maria Baranova
© Chloé Bellemere